Le Comité organisateur local de la « Ire Conférence Internationale Antifasciste pour la Souveraineté des Peuples » exprime son rejet le plus énergique de l’agression des États-Unis contre le peuple vénézuélien, qui ferme l’espace aérien vénézuélien et impose un blocus naval au pays, tout en confisquant les navires et le pétrole vénézuéliens á destination de Cuba et d’autres pays.
Où est donc la « liberté de navigation » si cynique, proclamée par les États-Unis pour justifier la surveillance de toutes les mers et de tous les océans par leurs sept flottes navales ?
À cela s’ajoute l’attaque de bateaux civils vénézuéliens et l’exécution sommaire de plus de 80 citoyens vénézuéliens sous l’accusation – sans aucune preuve – d’être des « narcotrafiquants », ce qui constitue des « assassinats extrajudiciaires » de nature extraterritoriale.
Tout aussi grave est l’autorisation donnée par le président américain à ses services secrets et à ses forces armées d’assassiner le président Nicolas Maduro et de procéder à un « changement de régime » au Venezuela.
Les déclarations de Donald Trump selon lesquelles le pétrole et les richesses minérales du Venezuela appartiennent aux États-Unis et seront repris par ces derniers sont également stupéfiantes.
Il s’agit d’une attitude néocoloniale, de pillage et de rapine, qui viole de manière éhontée le droit international, la Charte des Nations unies, la souveraineté de chaque pays sur son espace aérien et la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
Il convient de préciser qu’il n’y a pas de déclaration de guerre des États-Unis contre le Venezuela, ce qui ne peut se faire que par une décision du Congrès.
Ces agressions ouvertes et illégales des États-Unis contre le Venezuela sont menées dans l’espoir que celui-ci réagisse de manière défensive, afin de pouvoir ensuite se poser en « victime » et l’attaquer par tous les moyens possibles, créant ainsi un grave conflit militaire dans les Amériques, déclarées « zone de paix » par leurs pays.
La nouvelle « Stratégie de sécurité nationale des États-Unis », récemment publiée, indique clairement que la cible n’est pas seulement le Venezuela, mais toute l’Amérique latine – considérée comme « l’arrière-cour » des États-Unis –, et promise au pillage, sur la base de la tristement célèbre « doctrine Monroe », mise à jour avec le « corollaire Trump ».
Si le Venezuela est soumis, toute l’Amérique latine sera la prochaine cible !
Pour toutes ces raisons, non seulement nous dénonçons et condamnons l’agression américaine contre le peuple vénézuélien frère, mais nous appelons tous les peuples et toutes les nations exploités et opprimés à se serrer les coudes pour le défendre.
Et nous invitons tout le monde à se joindre à la « Ire Conférence internationale antifasciste pour la souveraineté des peuples », qui se tiendra à Porto Alegre, au Brésil, du 26 au 29 mars 2026, où nous chercherons à construire une grande articulation mondiale, de caractère antifasciste et anti-impérialiste, afin de mieux résister à ces agressions.
Porto Alegre, le 19 décembre 2025.
Comité local organisateur de la Ire Conférence internationale antifasciste pour la souveraineté des peuples.
NOUS SOMMES TOUS LE VENEZUELA !
TRUMP, BAS LES PATTES DEVANT L’AMÉRIQUE LATINE !